Nouvelle Terre

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Le fruit de son corps sommeille au son de son trombone, qu’elle a choisi ténor pour faire vibrer l’air d’une saveur protectrice et féminine.

Le voisin n’aime pas ses aubades enfouisseuses de fatigues dans le tréfond lourd et épais du sommeil. Pour lui la musique se claironne à célébrer la gloire. Il déteste ces natifs bruyants à détruire son repos et qui se moquent à le voir jouer à ce qu’ils appellent la baballe. Lui vient de la ville, où le sport est un art et la musique une ponctuation.

A entendre ce tintamarre il rêve de ravage, de procès, de tuerie. Il a déjà eu le coq et le dindon, il aura bien ce stupide lion, calme comme un toutou lécheur de botte et surtout ce terrain aux vallonnements splendides, si évocateurs des formes de l’autre à qui il ferait bien découvrir l’art de la flute, de la clarinette et même du sifflet à roulette.

De rage il jette ses balles dans un cri de tonnerre à faire pâlir la terre de Roland Garros. On se croirait à Pâque, le terrain en est couvert et ce crétin, avec ses grands airs, les lui redonne en complimentant son geste et sa ténacité. Tant qu’à battre quelque chose il aurait bien le projet de le faire sur ce dadet mériteur de taloches et le mettre à terre en posant son pied sur ses reins.

Le ciel miroite dans l’eau claire de l’étang. Les amis approchent. Il a oublié le pain …. Il pourrait en demander au voisin ?.

Pour en apprendre plus sur les Gorgô :