Mea culpa

Mea culpa

Votre aveu de culpabilité, ce « Mea Culpa », vous honore Guy, quoique vous jeter la pierre aurait été sympa. Mais de quoi vous excusez-vous ? D’avoir commis cette créature que d’aucun considère comme étant un médecin habillé par Charles de Lorme d’un long masque orné de lunettes ?


A bien y regarder, d’autres pensent que c’est plutôt une bestiole du genre stridigae, enfin d’un hibou et là ils ont envie de le caresser et de lui dire des mots gentils, des mots bleus, des mots qu’on dit avec les yeux … aller j’ai les oreilles pleines de Christophe que je viens de me mettre à fond, à en faire trembler ton expo et spécifiquement cette chouette buche qui se réveille et pour peu s’envolerait … Ah ! Christophe me rend sentimental, v’là que je te tutoie Béraud ! Mais c’est vrai que cette sculpture a tout de toi : la malice, l’humour, la maîtrise du geste et la bonhomie.

Pour certains ton boulot manquerait du vocabulaire académique : de la ferraille d’accord, mais de la ferraille fondue, de l’homogène, du genre Rodin, pas des trucs cloués qui coupent les pattes avec des fourchettes qui piquent. Ces clous et ces fourchettes ça tord un peu le regard et la compréhension, je le vois dans les mots qui sont dits avec les yeux, ça manque du sérieux compassé de ce qui est montré comme « bel et bon », Béraud ça serait plutôt du Bonbel plus que du bel et bon, pas pour l’intérieur, mais pour la pâte rouge qui fait un très joli nez de clown, au sens noble du terme, au sens de l’artiste artisan qui pioche au tréfond de lui-même les mots bleus qui nous sont adressés.

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