La feuille regarde le tronc

La feuille regarde le tronc, elle en est bien éloignée. Elle le regarde avec la respectueuse crainte de son éternité.Elle sent, elle ressent, les chaudes pulsations sous la rudesse de l’écorce de la longue branche qui la porte.Elle se sent magnifique, elle est l’arbre tout entier, mais pourtant elle craint le tronc et même sa …

La porte

La porte, ménisque vertical, miroir liquide de Cocteau, fut franchie par Orphée.De la lumineuse Eurydice il ne ramena que l’ombrequi, maintenant, le suit, à lui manger l’âme. JENNIFER MACKAY, gardienne du fragile opercule, chevelure de textile, racines venues du ciel, vous guide, comme Orphée le fut, à passer le pas de l’huis protecteur. Orphée avait …

Crépuscule

Crépuscule ? Peut-être. Abandon de l’enthousiaste néon du « rien », sans aucun doute ! Ici la pénombre, appuyée du son assourdi de méandres de lin, se glisse, hors du sas, à la conquête de l’œil, qu’elle caresse d’une pluie de photons alanguis. Il faut quelques pas pour voir où mène la prudente enjambée que …

Textile°2

Il faut quelques mots, comme autant de clés, pour franchir les fanons du sas et pousser l’ultime barrière de cet autre monde façonné par JENNIFER MACKAY. Ces mots c’est elle qui les porte et qui vous les confie. Ces mots vous préparent à entendre ceux qui dorment au creux de votre souffle, ces mots ténus, …

Larmes

Que de larmes et que d’autres substances transparentes, lacérées par l’étude, remplissent à déborder ces bocaux posés à même le sol, perlant à en nourrir les lames de l’antique parquet, près du vieux coffre, qu’aucune clé ne saurait faire parler. Ils vous guettent dans la pénombre à peine perlée d’éclats lumineux scintillants sur le verre …

Textile°1

Faisant suite à son travail sur la vêture de la chair, cette nouvelle proposition me fait penser à la charge que nous déléguons à notre enveloppe charnelle, à l’image de celle que nous entretenons avec l’automobile, la bagnole, la chiotte, la chignole, dont le vocabulaire de désignation est très révélateur du regard que l’on lui …