Pendant que Gérard caresse les courbes du pont enjambant le bassin qu’un train furieux laboure de ses freins, Nadine peint, elle aussi, mais au fond du jardin, quettant le soleil réveillé par le fil ténu d’une herbe, d’une queue de feuille, à telle envie que la plaine s’embrase, plissant son regard à lui faire chercher l’ombre, ce plein qui suit le délié. Nadine, dans le feu tonitruant de la plaine, cherche la nuance, sans qui rien ne se sait, sans qui rien ne se voit, le rabot de la brutale lumière ne lui en laisse que peu, c’est sous le couvert que l’histoire se tisse d’une pluie de gradations, de touches et de teintes, c’est dans cette ombre que sa maitrise se dit et qu’il faut regarder, comme elle et se laisser porter.